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Quand un jumelage en cache un autre


Publiée le par Jean Pierre GOURDEN

Quand un jumelage en cache un autre

Les Etrilles Carnacoises en pince pour les Tritons Condéens

 Il y a des projets qui naissent
autour d’un vélo posé contre un mur, et d’une phrase lancée presque en l’air :

« Il faudrait quand même qu’on parte faire un stage vélo entre copains…Bretons et Normands!!! » soupire Julien

Le problème, c’est qu’entre emplois du temps, familles, contraintes du quotidien… Organiser un tel séjour relevait presque de l’utopie.

Un Breton se colle à la tâche. Et sans le savoir encore, c’est une institution entre amis qui prend naissance.

Le premier séjour emmène le groupe à Saint-Jean-Pied-de-Port, au cœur du Pays basque.

Et dès cette première édition, les Tritons Condéens sont déjà de l’aventure.
Le noyau normand est alors plus réduit qu’aujourd’hui, mais l’esprit du jumelage est déjà là, presque naturellement.

Un choix parfait pour débuter : des routes superbes, des cols mythiques, et une ambiance unique 

Le rendez-vous est pris sans même avoir besoin de le dire.

Le deuxième séjour change totalement d’ambiance. Direction la Suisse normande et les terres de Condé-sur-Noireau, fief des Tritons Condéens.

Cette fois, les Normands prennent l’organisation en main
Le décor aussi est exceptionnel puisque les routes serpentent autour du gîte de Guillaume Martin

Les débats météo deviennent incontournables :

  • les Bretons expliquant qu’il ne pleut « jamais vraiment »,

  • Les Normands rappelant avec malice que le bocage forge les caractères.

Dans les bosses courtes et nerveuses de Suisse normande, quelques rivalités apparaissent naturellement. Toujours saines. Toujours dans le sourire.
Une attaque un peu appuyée dans une côte.
Un relais pris avec un peu trop d’enthousiasme.
Une montée menée « juste pour voir ».

Et le soir, autour de quelques bières, chacun raconte sa version de la sortie du jour, souvent un peu différente de celle du voisin.

Mais derrière ces joutes amicales se construit surtout une vraie complicité.

Le troisième séjour conduit la troupe à Saint-Émilion piloté par les Bretons ( normal, c'est un Vannetais)

Dans le Bordelais,Les participants découvrent, les grands vins, l’histoire des domaines, les villages, les paysages,

Pour beaucoup, ce séjour restera autant un voyage cycliste qu’une immersion dans l’âme de Saint-Émilion.

Les routes vallonnées du vignoble offrent un terrain de jeu idéal, tandis que les soirées prolongent les sorties autour de longues discussions et quelques bonnes bouteilles, où l’on parle autant de braquets que de cépages.

Les rivalités existent toujours, bien sûr.
Elles sont même devenues une tradition.

Mais derrière tout cela domine surtout une vraie camaraderie.

Direction ensuite Besse et le Massif central, repris par les Normands.

Les routes deviennent plus pentues. Les paysages plus sauvages, les longues ascensions d'Auvergne plus exigeantes, mais la solidarité et l’esprit d’équipe restent intacts : partager le vélo entre potes avant tout.

Le soir, les discussions continuent autour de la table, les anecdotes de la journée s’amplifient légèrement au fil des bières, et chacun sait déjà qu’il reviendra l’année suivante.

Au fil des années, le séjour est devenu bien plus qu’un stage sportif.
C’est désormais une véritable forme de jumelage entre le Cyclo Club Carnac et les Tritons Condéens.

Cette année, direction les Monts d’Arrée, terre rude et magnifique, au cœur d’une Bretagne authentique.Olivier ne pouvait trouver mieux 

Et immédiatement, ceux qui le connaissent savaient que le séjour ne pourrait pas être ordinaire.

Passionné, généreux, toujours attentif aux autres, cette édition est préparée dans les moindres détails, même la météo bretonne avait décidé de ne surtout pas trahir sa réputation.

Pluie, vent,  brouillard, routes humides, mais loin de gâcher le séjour, ces conditions ont renforcé tout ce qui fait l’identité de cette aventure :

  • l’entraide,

  • la solidarité dans l’effort,

  • les éclats de rire malgré les jambes lourdes,

  • les discussions sans fin autour de quelques bières une fois les vélos rangés et nettoyés,

  • et cette sensation rare d’appartenir à une bande de copains unie par le vélo.

Car au fond, toute cette histoire est née très simplement :

  • d’une idée lancée entre amis,

  • d’organisateurs passionnés qui ont donné de leur temps avec une générosité incroyable,

  • de cyclistes venus de Bretagne et de Normandie,

  • et de cette conviction que les plus belles aventures sportives sont souvent celles qui commencent presque par hasard.

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